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DU HAMAC TRADITIONNEL AU HAMAC GONFLABLE

Le concept a été créé en Amérique Latine. L’histoire du hamac donc remonte à loin. Son nom vient de l’espagnol Hamaca, issu du mot Hamacu créé par les Tainos, ethnie amérindienne. Tiré lui même de Hamak qui désignait l’écorce d’un arbre à partir duquel on extrayait la fibre qui servait à fabriquer la corde pour l’hamacu. Ces cordes solides et souples à la fois étaient tressés ensemble.
Le hamac suspendu entre deux troncs d’arbres notamment devient le moyen de couchage plébiscité. Et pour cause, il isole du sol et de l’humidité mais aussi confère une protection supplémentaire vis à vis des insectes et animaux, très nombreux notamment dans la forêt amazonienne.

En se sentant plus en sécurité, le hamac permet de mieux dormir. Mais aussi parce qu’il est très confortable. Il épouse la courbe de la colonne vertébrale et épargne le dos. Ca change des couches posées sur un sol souvent dur. Le Hamac berce aussi. Ce qui est d’autant plus un facteur favorisant un bon sommeil. Et pour finir, il est transportable. Intéressant pour des populations qui étaient pour certaines, nomades.

L’histoire raconte que c’est en débarquant en Amérique Latine, que les Européens découvrent l’usage du hamac par les indigènes. Intrigués, ils en rendent comptent dans leurs récits. Et c’est ainsi que Christophe Colomb de retour en Espagne, parle de ce « lit » de l’île d’Hispanola (actuelle Haïti) qu’il baptise « Le nid des Anges ».
Pendant la période coloniale, le hamac sert aux esclaves à transporter leurs « maîtres ». Mais également les malades et les blessés. Il sert toujours de couche mais le tissage en coton remplace les cordes de lianes et de racines.
On assiste à des variantes selon les endroits car les populations multiplient les manières de tisser en créant des motifs qui les identifient leur groupe. Une certaine marque de fabrique en somme.
Dans un dictionnaire caribbean-français, Raymond Breton relate à propos de la manière de se coucher dans un hamac, : « Keyeyecoua tiem larongon callinago, tichati balanagle ». Ce qui signifie « le sauvage se couche en rond et en travers du hamac, le français étendu et en longueur ». Ce constat donnera lieu à une modification du hamac en Occident. Une barre de bois est rajoutée à chaque extrémité.

En Europe, le principe du hamac est très vite adopté tout d’abord par la marine. Pour les mêmes raisons que celles d’origine : isoler sa couche d’un sol humide et se protéger des rats et insectes qui infestaient les navires et transmettaient de nombreuses maladies.
Par la suite, le hamac s’est démocratisé plus largement, apprécié pour son confort. Tout en étant amélioré notamment dans son aspect pratique. En effet, ce n’était pas évident de le transporter facilement, de l’entretenir et surtout de trouver deux arbres solides à distance idéale pour l’accrocher. Si tant est d’ailleurs que ce soit autorisé, les arbres dans les parcs notamment étant protégés.

Aussi, ingéniosité, nouvelles technologies, nouveaux matériaux dont principalement le plastique ont inspiré artistes, créateurs et designers pour revisiter le hamac. En le couplant à la bouée gonflable. Poursuivant ainsi son histoire.

Un nouveau souffle

Les bouées utiles et ludiques font partie de nos grands classiques sur les plages. Bien que leur fonction primaire soit leur flottabilité, il est courant de voir les canards gonflables et autres monstres du Loch Ness gonflables servir sur les plages de coussin, fauteuil, canapé et autre meuble d’appoint confortable. Ce qui n’a pas manqué d’inspirer dans les années 70 de grands noms de l’Art et du Design pour en faire du mobilier innovant et original pour nos intérieurs urbains. 

Donato D’Urbino, Jonathan de Pas, Paolo Lomazzi notamment lancent le fauteuil Blow. Conçu en PVC transparent à partir de boudins gonflables. Les éléments étant soudés grâce à des soudures électroniques à hautes fréquences.

Leur concept est inspiré conjointement par le bateau pneumatique et le bonhomme Bibendum, mascotte de Michelin, manufacture française de pneumatiques. Ce fauteuil est fabriqué en transparent mais aussi en plusieurs coloris très vifs.
Ce fauteuil Blow qui devient un symbole du mouvement « Anti-design » et de la culture Pop crée une petite révolution dans le milieu du mobilier design. En supplantant le bois massif, lourd et durable. Ce fauteuil bon marché est également le premier meuble livré dans une boîte avec une pompe et des rustines. Les designers Nguyen Manh Khanh et Carla Scolari lanceront des créations dans le même esprit dans un style baptisé «Design Boudin».

On citera également de grands noms dont on peut trouver désormais les oeuvres dans des musées témoignant de la période Pop Art : Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Robert Rauschenberg, Jasper Johns et James Rosenquist, …

L’histoire du design et son évolution, les avancées technologiques, les nouveaux matériaux, les nouveaux modes de vie ont amené de nos jours à revisiter le hamac et le mobilier de loisirs. Transversalité, synergie, fusion. Et voilà désormais les meubles gonflables design. L’hamac gonflable portatif en est une figure les plus en vogue mais il a inspiré également le hamac jacuzzi, le canapé hamac gonflable, le hamac matelas gonflable ..  L’histoire du hamac donc continue.

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